Michel Jamot Site Officiel, critiques d'arts, créations, littérature, musique, cinéma, photographie, arts graphiques, BD…
Non classé

Fait-mini-isthme

Le réel. Il aura toujours un langage autrement « surnaturel », « fantastique », « effrayant »,  Il n’ aura jamais une culte-tueur et la mort aux dents qu’ on nous apprend à porter avec fierté, il est « adrénalytique » ou tout ce que vous voulez… Pour tenter de dépasser la vision machiavélique du pouvoir, de la gouvernance par une cellule dépassant notre conscience, pour aller vers les idéaux de la liberté, de l’ égalité, de la fraternité, de l’ auto-gouvernance et de la paix entre nations et individus, le féminisme est apparu un moment comme la bataille actuelle à mener, pour enfin reconnaître une égalité entre les individus. Faire une place pour tous dans le mot « homme », ou « humain ». Après le féminisme, l’ anti-psychiatrie, puis le racisme ont été des batailles sociales médiatisées. Depuis 20 ans, on en voit une autre, la tolérance sur les moeurs sexuelles et inadéquatement associé à ça le problème du « genre ». Finalement parceque les deux « genres » fonctionnent tous les deux avec leurs codes et leurs à prioris indépassables, car simplement gravés dans nos structures mentales. Dans l’ acquisition et l’ utilisation même du langage. Le langage définit ce qu’ il a besoin de désigner, en général en négatif. On définit une chose par ce qu’ elle n’ est pas. On lui désigne des limites, des frontières. Une chose implique aussi son opposé. Pour revenir sur les notions de genette, signifiant, le mot, signifié, la chose symboliquement désignée, j’ aurais envie de rajouter une nuance. Le signifié n’ est pas une chose. Le signifié est les limites accordées à la chose dans notre raisonnement. Exemple: humour, calembour, jeu de mot. On a ici un champ sémantique. Poésie, métaphore, anacoluthe. On a un autre champ sémantique. Les deux n’ ont semble-t’ il rien à voir, jusque dans leurs rapports de valeur, l’ humour est par tradition quelque chose de vulgaire, de léger, l’ opposé du sérieux. La poésie est quelque chose de noble, de transcendant, et a servi d’ outil social comme d’ indice de culture. Pourtant les deux concernent ici le travail du mot, et de son sens. Les deux impliquent un travail esthétique. L’ humour n’ a finalement été considéré comme un travail que récemment, mais aujourd’ hui il est devenu évident que ces oppositions ne correspondent pas, ou plus à un « réel ». L’ humour n’ est pas l’ opposé du sérieux… Et le calembour est tout autant une « figure de style » que l’ anacoluthe… A combien plus grand titre, dirais-je, tellement il est plus courant et plus facilement pensé. Plus créateur de sens aussi probablement. Et par expérience je peux l’ affirmer, il est extrêmement plus difficile d’ écrire un one man show de 5 minutes original, intelligent, et marrant… que d’ écrire un sonnet… Le travail de la forme est moins laborieux, mais l’exploration du fond est strictement lié à la structure d’ une langue, ses notions esthétiques arbitraires car liées à un usage plutôt qu’ à un raisonnement s’ appuyant sur une quelconque logique, font que l’ exploration de la pensée est bien plus profond. L’ humour doit déjà surprendre ou renverser un rapport devenu si habituel qu’ accepté sans questionnement. Ensuite, pour que cet humour soit accepté comme intelligent, subtil, il faut qu’ il innove. Soit dans ses raccourcis par la forme, soit par la mise en évidence de ces raisonnements qui ne sont plus questionnés. L’ humour en fait demande le travail de la psychanalyse, de la philosophie, de la sociologie, et de la poésie. Bien entendu, les exemples humoristiques courants, véhiculés par la télévision ne se nourrissent foncièrement pas des aspects scientifiques de ces domaines. Mais parceque le système de distribution et de production fonctionne en vase clos. Les enfants de la télé sont les enfants de la télé et ne font que s’ auto-référencer. De la même manière qu’ une langue normative dans une société incestueuse. Une société qui refuse de se confronter, de se mélanger à l’ « autre ». Les universités et la recherche sont en train de tenter de s’ ouvrir au la culture « populaire », celle qui n’ est pas académique. En faisant cela, en dépassant cette opposition normative que le langage supposait elles assurent en fait leur survie, leur adaptation, leur évolution.
Synonymes, antonymes, ou rapports d’ appartenance, de contenance. On nous apprend à penser la langue, donc notre réel avec ces notions. Le réel a son propre langage, que l’ on entend en continu, via nos perceptions. Le réel, si il en est un, est derrière toutes nos illusions d’ être « cultivés » et « civilisés », donc intégrés dans un « système » qui fonctionne en vase clos par rapport au réel. A la vie. Si il y a un réel, il est surtout le fait de la vie. Ce fait nous anime, un temps, mais ne nous appartient jamais. Nous ne le contrôlons pas. On en décrit ce que l’ on en perçoit. Nos sens sont le seul outil permettant de poser un « sens » sur la vie. On en utilise un autre, la pensée, dont la structure dépend d’ une langue, d’ une culture. Avec la langue, on crée des messages permettant de « s’ accorder », se comprendre. Elle permet aussi de « penser » à posteriori un sens. Traçant des rapports d’ analogie, ou des rapports symboliques. C’ est ce que fait un écrivain. C’ est de la fiction. La fiction est notre outil de retour sur la vie, de communauté, de culture. La fiction est un aspect de la nature de l’ humain. Mais en tant que chose rassurante, contrôlée, possédable, dicible, elle est aussi sa plus grande illusion. En grandissant, et via le biais des éducations, souvent portées sur l’ affiliation, la formation à une pensée, une culture, elle devient un écran dans lequel nous sommes « cultivés » en vase clos. La fiction ne dit pas la vie. Elle ne dit que ce que l’ on en interprète, en retient. Elle est le gage de notre intégration, ou de notre refus, d’ une culture. On dit l’ appartenance à une culture, on dit le rejet d’ une culture, on ne dit pas la vie. On la perçoit. On la sent. On l’ admire, la fantasme, la rêve, en subit certains aspects. La vie est nous. Elle est ce qu’ en nous nous n’ est pas « défini ». Elle est notre liberté, ce qui permet à l’ être humain de s’ « extraire » de son être, de sa pensée, de sa culture, de ses impossibles, du déterminisme.  La vie est impossible à définir. C’ est sa nature. Elle est indicible. In-corrigible. Polymorphe. Pas forcément polie et amorphe d’ ailleurs. Elle est une île. Il est un jeu: Je est tunnel et me fais chercher des ailes. Elle est une aile et il est une île. Il est une elle. Aile est une île. Or il est tunnel, elle est tunnel, nous sommes tous des tunnels à certains moments, on cherche quelque chose, lumière, ou aile, île, c’ est selon.
Le langage de la société violente, celle qui considère que la souffrance ou la modification, la mutilation au besoin, fait partie de ce qui lui est du. Elle toute puissante société au delà du vivant, tellement plus « entière », « im-portante », « norme-hâtive », souvent même, argument d’ autorité du nombre, ou de l’ administration, ou du billet imprimé et aujourd’ hui des codes programmés, « dit-que-t’-as-tort » que la plus infime de ses parties, de la nature et de l’ individu. Sciée dans des distinctions entre diction et perception, les opposant même. Je perçois ça mais je dis ci, je me sens mal mais me dis bien, j’ ai mal mais on me félicite, je veux frapper la personne en face mais je signe un papier et dis au revoir avec le sourire, ou j’ apprends à « vendre », donc à présenter ce que je peux considérer comme « réel » d’ une manière qui ne mette en valeur qu’ un seul aspect. Souvent le moins important. On a fini par se construire sur dualité, opposition, manipulation etc… Ou simplement responsabilité et fuite… Ce raisonnement étant malheureusement devenu quasi unique. Les responsabilités entraînent un stress que l’ on compense par des produits chimiques divers ou des activités visant à nous déresponsabiliser dans un cadre de temps ou d’ intimité donné. Niant finalement ce qui est indissociable de tout réel. La responsabilité est partout, tout le temps. Ce n’ est pas quelque valeur ajoutée à une activité. C’ est le fait que l’ on existe et que l’ on interagisse avec un réel. Par contre je doute que notre responsabilité soit assumer un jugement social systématisé ou remplir des papiers administratifs. Ou encore, vieux sujet déjà, porter le poids d’ une classe sociale donnée. De la noblesse, les esthétiques récentes ont tendance à opérer un glissement vers les classes prolétaires, dites « désavantagées ».Aujourd’ hui, afin de dépasser nos oppositions face à la pluralité devenue obligatoire, on remonte à ce qu’ il y a avant le langage, ce qu’ il y a d’ humain avant la culture. Car on ne parle en fait pas de sexe, ici, ni même de genre, mais de frontière, de reconnaissance de l’ autre, les possibles « intouchables » et en soi « indéfinissables », « indicibles », derrière l’ illusion et le « mur » que nous a créé culture et langage en affirmant un sens unique (ou eunuque alors, justement… qui ne peut plus engendrer, créer, se coupler à l’ autre, seulement transmettre un identique) Le jeu précédent, qui a donné un je mi aile/mi île, permet par exemple de penser hors de ce « tunnel ».  Le langage (en tant que manifestation de la pensée, outil d’ abord normatif, puis outil d’ expression de la structure de nos conceptions) ici montre quelquechose qu’ il : 1 devait ex-primer.  2 Clôt ici fatalement le nouveau discours dans une image « dévirilisée ». Privée de son impact pratique. De sa « force ». Un truc de poète, un simple jeu sur la forme, pas un repère structurant et cadrant. Rien sur quoi on puisse s’ appuyer. « Ca ne veut rien dire, un il n’ est pas une elle… » Image donc dévirilisée puisque  sexualisée, dans tous les cas définie par opposition. Je développe en empruntant quelques préjugés courants, qui font partie intégrante de notre culture, notre manière de penser le « réel »: Le vrai est un cadre, il est transmis par le père. La réalité elle… est plus fluctuante, la sociétée cadrée est bien plus rassurante à imaginer. La langue, la poésie, c’ est un truc lié à maman et le fait d’ être bercé, de s’ être fait raconter des histoires. Le récit, à la limite, on peut le structurer. L’ opposition repère du mammifère sexué, ça reste… le sexe, le genre. Le discours qui met en valeur une solution devient celui utilisé pour la tuer… Image « dévirilisée », car renonçant à un héritage, faite par des hommes, donc au fond sans oeuf. Sans rien à porter, ni à faire éclore. Et les femmes de toute façon sont jugées à l’ analogie, en négatif. Je développe. Elles restent ce que le langage nous dit d’ elles, impossible de sortir de ce piège du signifié/signifiant. Elles restent… des femmes. Elles font le lit, pas le mage. Ou le font si on parle américain, elles lui donnent même leur tête des fois, leur intellectualité. Etouffent leur voix profonde sur son vie. Au fond ce n’ est pas un problème, elle le dé-sire, il l’ aime, idem eden… le problème est qu’ elle est un il, peau-écrite. Lui aussi. L’ affliction du lent-gage structurant les retient tous deux dans un déjà connu, un nid égal à celui qu’ ils voulaient quitter pour ne pas tout réitérer. Ils restent un nain « cesse tes répétitions »…. Qui grossit en général jusqu’ à ce que l’ odeur de vaisselle à faire finisse en morceaux dans un sac poubelle et un nouvel appart à chercher. Elles deviennent au mieux, hâle-saintes, le lit-mage. Valeur sexualisée  justement , car finalement c’ est le problème, lutter pour le féminisme c’ est lutter dans le champ de bataille d’ une sexualisation du réel. Sexualisée. Développons encore un peu derrière le langage apparent. Acceptée, l’ être-ange, dit fait rance de ce que l’ on con-naît, salement sexualisée. « L’ être-ange erre. Seule, ment, succès alizé. Idéal-usé. » Un simple vent qui passe.  Par contraste, par opposition. Identité totalement langagière. Vouée à être l’ opposé faible. Le fait-mineur de la masse-cul-l’-Un. La masse-crin, ça fait mal quand on s’ y frotte trop. Le lipstick pêche, fatalement, c’ est plus doux: » Le lisse-tic pêche, fatale main, c’ est plus doux. » Lesbienne, une solution facile? elle pense:  « Laisse bi-haine , une seule lice si on face « il ». Un dé-tour plus doux, infiniment plus doux, et elle pense, se panse, au delà de la douleur, la double heure, prend ce fait lu sans crainte: « Cesse, envoie. C’ est 100 voix, sangsue aile que tu me fais mini-isthme. Secrète, tu veux, ce… envoie. Prince fallu sans crin, t’ es fait toi du bilan. Dis-tu, dit moi. Dis-moi, dit tu, fait « toit », du bien. Ton lit-mage de prince, c’ est ce lisse tic, fais moi secrète vulve. Secrète étuve, me fou-lier, me prendre, me tenir, m’ envoler, je te brûle, t’ ai bue, intime, m’ affleure, je te fais flamme, être-ange qui m’ est « moi ». »  « Je suis ton rêve. » C’ est en effet pour une lecture fondée sur une écoute « normée » et finalement autrement moins riche de sens et de « réel »: « c’ est sans voix, sensuelle, que tu me féminises.  Ce que tu veux, sans voix. Prends ce phallus sans crainte et fais toi du bien. Ton image de princesse liptsick, fais moi ce que tu veux, ce que tu veux, me fouiller, me prendre, me tenir, m’ envoler, je te brûle, je te butine, ma fleur, te fais femme, étrange qui m’ émoie… » (détourner le « tu m’ aimes » est encore un moyen de dépasser cette écoute « normée »).
Or la masse-crin, féminisé ça donne masse-cul-limitée. Autrement moins subtil, pisse-t’il, et, encore une fois, ce n’ est pas dépassable. Ca tourne en rond. Reconnaître la femme, c’ est reconnaître l’ autre, ce qu’ on n’ est pas supposé être, ce qui n’ est pas supposé être là. Ce qu’ il y a derrière les mots, définis. Derrière les maux des finis. C’ est le fantastique, la petite mort, le mélange entre peur et désir, ce qui ne naît pas nous, mais qui est nôtre. L’ unheimlich Freudien, c’ est l’ étrange-lié. L’ étranger à nous. C’ est détruire enfin notre culte-tueur… Le langage est un labyrinthe dont il nous faut sortir, les rats de laboratoire encore dans la caverne de Platon dont on ne peut imaginer l’ extérieur sans remonter avant la pensée sens-hué. Avant de ne voir la vie qu’ à travers un culte-tueur, une pensée qui nous arrache à la perception, alitée, raturée: « j’ ai lié-tes-rats-tueurs à un culte-tueur, ils ne peuvent plus sens-dire », pour des rats, plus « éprouvette et frissons ». Ce que je dis ne correspond à rien, et n’ a de sens que celui que l’ on veut élire. Il n’ a de sang que celui que l’ on veut y lire. Il n’ appartient plus à rien. Ou presque. Il n’ y pas vraiment littérature. Ou presque. Un fantasme, qui porte sa différence avec la vie. Avec l’ avis. Avec l’ envie. Avec l’ en-vie. Un fantôme dans un dis-fais-rance, car secrètement c’ est vivre à nous, voeux hors de l’ esclavage moderne… Une mise, à nue. Vivre à nouveau. Ni dictée, ni agie. Jusqu’ alors juste ass-agie… Batailles de culs, anal-logiques, angoisses et sadisme. Focalisées, folies-queue parfois brandies par quelques filles, arcs narratifs tôt débandés dans un flot blanc d’ infirmières américaines, de filles amères, à niquer. A marre-lier. Dépassons ces maux. Ces attentes. Des êtres-anges liés au delà des mots.
D’ observations philosophiques, on a glissé vers une esthétique. Où sans disparaître, le genre est devenu un jeu, voire un évènement sans conséquence, mais au delà de ça, c’ est la considération centrale sur le sens et sa lecture classique, normée et normative, qui me paraît ici dépassable. Accepter d’ entendre ce qu’ il y a derrière les mots, derrière les images aussi pourquoi pas, c’ est s’ offrir la possibilité à terme de laisser s’ exprimer ce qui de soi, de la pensée, des perceptions de la vie, de l’ identité, ne peut s’ exprimer dans le joug, ou la confrontation oppositionnelle aux mots. En tout cas dans la forme donnée de la langue et son usage courant. A terme, ce genre de pratique peut simplement libérer les associations inconscientes, libérer le sens. S’ approprier la langue, et la pensée du langage dix faits ramant ensemble, pour contourner les inévitables impossibles de la pensée unique, et d’ une pensée qui reste sous le joug d’ une langue, les deux s’ autocréent ensemble, et nous vivons à ce niveau dans un rapport injuste… pourquoi pas, si alors on apprend à penser de manière plus libre du langage, rendre à la langue ce qu’ elle perd dans un rapport de force…

Leave a Reply

Outils Services Compteurs Générateurs Codes-sources... gratuits pour vos sites